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A Man Said to the Universe
A man said to the universe:
“Sir I exist!”
“However,” replied the universe,
“The fact has not created in me
A sense of obligation.”
– Stephen Crane
Dans un monde manichéen ,
où la peur dévorait la lumière,
des hommes binaires régnaient.
Par leur main mouraient ceux,
dont le seul affront à l’obscurité,
fut d’être d’une différente clarté.
De ces injustices,
naquit :
Le Roi beige ,Arthur l’Albinos à l’Excalibur.
Photographie prophétique de Nicola Lo Calzo .
Cette image m’a scotché. Elle renvoie à l’actualité atroce qui touche les albinos au Burundi.
Devant la défaillance des hommes et des lois,les “indondos” doivent-ils s’y substituer pour survivre ?
J’ai découvert récemment un artiste afrobelge,Pitcho. Un des titres de son album “crise de nègre “,le single “ Nous “a retenu mon attention.Bien que n’ayant pas une lecture totalement alignée sur la sienne,sa posture me semble néanmoins intéressante.
L’auto-référence qu’il fait pousse à réfléchir sur l’origine du “mal” africain.Pitcho pose (inconsciemment ?) la raison de nos difficultés comme récursive ,voire impredicative.
Ce sujet plus complexe fera l’objet d’un autre post.Cependant, je reconnais l’intérêt de ses propos tout en les pondérant.Si impredicativité il y a,c’est de la manière dont on hérite de réflexes pavloviens .
L’immobilisme dénoncé dans son texte m’apparaît moins comme structurel(institutions) qu’ inhérent à la nature de l’africain.De plus,je suppose que compte ténu des codes de la chanson mainstream,il a du couper large pour livrer l’essentiel de sa position.
L’africain ne saurait être réduit à une telle vision.Des volontés et voix se sont élevées, s’élèvent et s’élèveront encore pour une refonte de nos politiques de développement .
Je suis d’avis, comme il le souligne dans la seconde partie de son texte,que l’essor repose sur les épaules des africains.
Face aux discours fatalistes,dénonciateurs ou de victimisation à outrance qu’il est coutume de lire concernant les relations nord/sud,nous devons y opposer un contrepoids de propositions lucides et positives.
Concernant le rapport que les pays africains entretiennent avec les puissances occidentales, il faut comprendre que les pays du nord agissent dans l’intérêt de leurs peuples.
La politique est une chaine alimentaire.Les pays sont comme des personnes morales.Chacune se bat pour son avenir.Quitte à faire du cannibalisme.Les plus faibles sont vampirisés.
Il n’y a pas de “traité du respect de la démocratie à l’étranger” dans les grandes puissances.Sauf à considérer les associations humanitaires qui dénoncent d’éventuelles dérives des diplomaties de leur pays à l’étranger .En dehors de cela,les affaires étrangères s’alignent respectivement sur une position “d’exemplarité”.
Chine au Tibet,US en Irak, France en Afrique …La démocratie(pseudo ?) des grandes puissances est réservée aux ressortissants et uniquement à leurs citoyens.Certainement pas aux africains.Le monde est arrivé à un semblant de démocratie dont le protocole interdit la prédation pure comme il y a un siècle.
Les grandes puissances ne peuvent donc que se comporter finement pour garder une domination intacte sur leurs anciennes colonies.Cela signifie que si nous leur facilitons la tache,les pays étrangers ne se gêneront pas.Ils profiteront encore et toujours des failles du système africain pour pénétrer et assoir leurs intérêts.
Les blamer n’a donc pas de sens,c’est dans l’instinct de l’homme de capitaliser son environnement au mieux.L’Afrique n’est une matière première pour les occidentaux que parce que nous le leur permettons.
La situation de dépendance dans laquelle la Cote d’Ivoire vient de se placer n’est pas arrivée spontanément.Le gouvernement français ne s’est pas levé un matin pour annexer la Cote d’Ivoire,et ses richesses.
L’ingérence actuelle est un enchainement de situations conflictuelles en Cote d’Ivoire, héritées de l’ère Bedié .La sollicitation des instances étrangères et françaises a permis à celles-ci de pénétrer et de s’installer de manière continuelle dans le processus en Cote d’Ivoire. L’occidental ne fait que rentabiliser les erreurs de l’africain.Et s’il y arrive,bien sur que c’est condamnable.
Pourtant,certains enfants de l’Afrique sont parmi ses ennemis: par ignorance, lâcheté ou fourberie.A l’intérieur de nos pays , il y a des africains dont le besoin d’accomplissement ,le maintien au pouvoir et le désir de félicité passe avant l’intérêt de leur nation .
Aujourd’hui,l’Afrique noire semble “s’étonner” et “s’indigner” de l’ingérence française et de l’aide dont a bénéficié Alassane Ouattara pour conquérir par la force ce pouvoir qui,semble-t-il lui revenait de droit.Ce à quoi je réponds,si Laurent Gbagbo ne s’était pas mis en position de difficulté de lui-même,il n’y aurait jamais besoin d’un tel recours.
Beaucoup ne gardent en vue que la manière dont cette chute s’est déroulée,occultant complètement sa gestion de la crise ivoirienne par Gbagbo entre 2002 et 2009.Et face au bilan de la Cote d’Ivoire sur 8 années,on ne peut pas dire que l’excellence ait caractérisé son “règne”.Gbagbo n’est pas Mandela,j’aurais des scrupules à lui donner le titre de martyr .
De même, la triple alliance Bedié-Ouattara-Soro n’est pas des plus rassurantes.
-Bedié étant l’inventeur du concept “d’ivoirité” qui dans les années 90 empêchait Ouattara de prétendre à une candidature .Aujourd’hui,avec son soutien et son influence,Ouattara s’est assuré un gros pourcentage du vote des baoulés.
-Soro quant à lui est la figure principale du mouvement de coalition des rebels dont l’action a marqué toute la décennie écoulée,parfois dans des violences extrêmes.Un de ses chefs de guerre,Martin Kouakou Fofié par exemple, le tout-puissant commandant de Korhogo, est sous le coup de sanctions de l’ONU pour avoir enfermé une soixantaine de personnes dans des containers exposés au soleil jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Soyons clairs.La dénonciation d’ingérence,de contrats état-état abusifs desservant les africains doit se perpétuer.
Les exactions, abus de pouvoir internes, les dérives diverses et questions de sociétés doivent être connus du public.
C’est une nécessité,car ce report systématique(sous preuves factuelles)nourrit les africains à la réalité politique.Il est facile de constater que la majorité des français par exemple ne savent et ni ne s’intéressent à la politique étrangère de leur pays,notamment en Afrique.
On en arrive donc a une situation où la perception de l’africain et de sa gestion du pouvoir varie de la condescendance à l’indifférence la plus totale.Il est donc de notre devoir d’éduquer nos populations aux enjeux socio-politiques de la gouvernance.
C’est à partir de ce moment que l’africain prendra de meilleures décisions.
En plus d’entretenir une mémoire collective de l’histoire contemporaine,on permet aussi un affranchissement progressif de l’immobilisme intellectuel du citoyen lambda.Et cela en diffusant :
-l’esprit d’analyse,
-la curiosité de la vérité,
-l’habitude de contestation justifiée,
-la culture de revendication saine.
Nous nous éduquons donc de fait à nous prendre progressivement en main,de telle sorte que nos enfants intégreront ces démarches d’interrogation très tôt.
S’il est évident que l’esprit collectif et la conscience nationale doivent primer pour une dynamique de développement efficace,ce n’est pas toujours le cas.
La récurrence de situations désastreuses ,les représailles de certains pouvoirs autoritaires détournent une frange de la population de ces préoccupations.
En effet,dans des pays où la santé,la justice et la sécurité( des biens et des personnes) ne sont pas au meilleur niveau,il est difficile de se concentrer sur les objectifs nationaux et le combat populaire,lorsque qu’on a soi-même des difficultés à tenir débout.
Accomplissement personnel et essor national sont liés à moyen et long terme.Néanmoins l’urgence de court terme entretient des priorités qui nous détournent indirectement de cet essor commun.C’est donc un cercle vicieux,car l’africain supporte le poids des erreurs de ses aînés,doit les corriger tout en n’oubliant pas de vivre.
Chez nous les enfants sont des soldats Des loups qui préfèrent le sang au soda Des fous qui adorent se couper à la machette Appuyer sur la gâchette Du coup il y en a moins qui mangent dans la même assiette Même si on bouffe peu on adore faire la sieste Chez nous on dort depuis des siècles Assommés par l’histoire Rançonnés par l’espoir L’espoir, c’est d’aller vivre en Europe Enfin voir et caresser ce qu’elle cache sous sa robe Lui faire l’amour jusqu’à la mort à cette salope Ça t’étonne ça alors Chez nous c’est à l’or Que ça fonctionne À cent à l’heure D’ailleurs pour nos gens, l’honneur face à l’argent n’a plus rien d’alléchant Chez nous, on cultive plus le diamant que les champs Avec les colonies, on a perdu dans l’échange Et on attend le retour de la chance Vas-y entre nous Dis-moi Qu’est-ce que nous Faisons pour nous Quelle part de nous On offre de nous Pour qu’on parle de nous Pas en victime nous Nous savons nous Que le monde est à nous Que l’avenir depend de nous Car tout part de nous Mais dis-moi d’où nous Vient cette peur de nous Afrique pardonne- nous Le fric a fait de nous Quelque part des loups L’exode est à la mode Peu importe si la mort Nous emporte dans la mer C’est mieux que le goût amer Que nous laisse l’Afrique Pour l’instant pas de solution à part la fuite Et on verra pour la suite Pour nous sauver faudra braquer la Suisse Nous sauver trop longtemps qu’on est braqué là-dessus Trop longtemps qu’on nous assiste Longtemps qu’on reste assis Qu’on met tout sur les racistes On fait quoi nous hein ? Pour que ça ne reste plus ainsi À croire franchement qu’on est tous sous ecstasy Défoncés à la coke à plein nez Pour oublier qu’on est foncé on préfère planer On dit que la vie nous a forcés pour ne pas s’acharner Que l’argent nous a charmé, la misère affamée Le soleil enflammé A tel point que plus rien ne nous sidère A tel point qu’on est trop tendance suicidaire Vas-y entre nous Dis-moi Qu’est-ce que nous Faisons pour nous Quelle part de nous On offre de nous Pour qu’on parle de nous Pas en victime nous Nous savons nous Que le monde est à nous Que l’avenir depend de nous Car tout part de nous Mais dis-moi d’où nous Vient cette peur de nous Afrique pardonne- nous Le fric a fait de nous Quelque part des loups Le problème c’est nous La solution c’est nous C’est nous contre nous Avant d’être eux contre nous Trop Mobutu entre nous Peu de Mandela parmi nous Trop de massacres entre nous Peu de confiance entre nous On ne veut même plus rester chez nous Ca c’est bien nous ça, on ne fait que marcher à genoux Et crier : « Aidez-nous » Mais il n’y a que de nous que peut venir le dénouement Donc il faut qu’on renoue les liens entre nous Nous, nous, nous, nous, nous, nous, nous, nous, nous
I – Déni de culture
L’arrivée d’internet dans le monde des médias a démocratisé l’accès à l’information.
Aujourd’hui,au travers de bases de données variées( Persée,Wikileaks,Wikipedia,Blogosphère etc) , nous avons la possibilité de consulter des études diverses , des plus rigoureuses aux très personnelles.
Si les siècles précédents étaient ceux d’une connaissance aux mains des élites ,cette tendance tend à s’inverser depuis au moins une décennie.
La culture n’est plus le seul fait du riche ,du notable ou du génie.Elle se laisse désormais apprivoiser par le curieux,l’ouvrier et l’inculte.
Le déni d’opinion , jadis exercé sur le citoyen lambda par les classes dirigeantes et intellectuelles , perd au fil du temps ses fondements.
Longtemps entretenues par l’hérédité puis par l’école,les inégalités au droit à la parole s’estompent.En effet,bien qu’elle s’organise selon un modèle de spécialisation, la société ne saurait indéfiniment confiner les prises de positions à des domaines de savoir précis.
Les chanteurs parlent de politique,lorsque les politiciens épousent des chanteuses.
Cependant,si nous sommes potentiellement omniscients – le web comme divinité urbaine- nous nous confrontons rapidement aux limites de notre apprentissage : le tri de l’information et l’expérience sur le terrain.L’expertise et la qualification ne s’improvisent donc pas.
La pertinence,la fiabilité et la validité des sources sont les axes principaux qui , aujourd’hui encore , assurent la légitimité de la formation classique sur l’éducation par le web 2.0.
La dispersion inhérente à cette dernière s’oppose à la méthodologie rompue(et référencée) des systèmes éducatifs traditionnels.
Pensée pour transmettre la culture de manière efficiente , l’école , grâce à son “encadrement ” se révèle être une fabrique de monstres conceptuels et d’observateurs participants.Thésards,chercheurs,professionnels :individus unilatéraux et formatés,mais dont l’efficacité technique semble admise.
En admettant qu’ils ont eux aussi accès au pouvoir du net,on se demande dès lors de quelle manière l’”inculte” peut-il se servir du web pour revendiquer ce droit à l’opinion ?
II-Délit d’inculture
Les débats observés dans les rubriques “commentaires” de journaux en ligne,sites et blogs sont particulièrement violents.
Les oppositions systématiques entre internautes “cultivés” et internautes “incultes” sont par conséquent intéressants à étudier.
Malgré une syntaxe souvent approximative qui leur vaut parfois ce qualificatif d’ “inculte”(lorsque ce n’est pas “débile”),ces personnes m’apparaissent comme nécessaires aux discussions touchant les sujets d’actualité.
D’abord,intimement elles rendent compte de profils individuels dont on peut faire un travail sociologique :
on pourrait par exemple s’intéresser à leur trajectoire personnelle,celle relatée dans les commentaires,pour en faire des éléments pertinents.
Après tout,leurs histoires et attitudes ne permettent-t-elles pas de lire une frange de la population?Bien sur les cas doivent être relatifs au contexte,mais c’est l’idée.
Ensuite,il y a parmi eux des gens qui ont une intelligence intuitive et une capacité à produire des théories solides indépendantes de leur “culture”.
Par exemple,sur les sujets liés à l’immigration,il m’est arrivé de lire un jeune garçon(enfin plutôt un “pseudo”) que nous nommerons K .K n’avait pas hésité à prodiguer (de sa propre initiative) des conseils concernant une démarche administrative lourde à un autre jeune homme que nous nommerons “H” ,ce dernier étant étranger en France.
Pour avoir suivi leurs échanges étalés sur 3 ou 4 jours,l’individu K avait fini par avouer travailler dans un milieu extrêmement difficile,dans lequel il était en présence de quelques français d’origine immigrée,dont certains étaient agressifs sans raison et lui en faisaient baver parce qu’il est”de souche”.
L’ambiance étant arrivée à un tel point qu’il voulait lâcher son boulot,mais ne pouvait se le permettre à cause des charges quotidiennes.
On peut se demander comment ce jeune homme,dans un climat professionnel critique et une atmosphère politique de stigmatisation des immigrés(voire de lépénisation),a-t-il fait l’impasse sur son vécu pour ne pas voir en H une menace ?
Il est vrai que dans cet exemple,l’individu H était d’une clarté dans l’expression et d’une politesse extrême.
Cela n’explique cependant pas comment K a-t-il décidé de l’aider sans préjugés et ce en faisant abstraction de son rapport conflictuel au boulot.
Le comble dans cet exemple est que K a finit par se désinscrire du fil de commentaires dudit journal,après avoir été une énième fois attaqué sur ses fautes d’orthographe et son niveau scolaire bas,par des internautes “cultivés”.
Cependant,H et K prirent la peine d’échanger leur mails,comme preuve d’une amitié virtuelle naissante.
Malgré le manque de références culturelles apparentes de K,il est tout à fait possible qu’il ait produit intuitivement des convictions lui permettant d’analyser l’individu H sans généraliser des préjugés à caractère ethnique.
On peut donc supposer que la “culture” n’aurait fait qu’approfondir des théories que K produisait déjà tout seul.Par exemple , la non-pertinence de l’explication ethnique de la délinquance.
Enfin,je crois que ces “incultes” réagissent dans les limites de leur savoir.
Je crois en la bonne foi des gens,et je crois que lorsque la plupart interviennent,c’est en étant inconscients des limites de leur savoir.
Convaincus de pouvoir prendre position en l’état actuel de leur connaissance ,ils tombent parfois dans le “faux”.
J’ai du mal à imaginer quelqu’un se sachant limité dans un sujet prendre la peine d’y répondre malgré tout.L’inculture me semble donc involontaire.
Peut-être pêchent-ils par méconnaissance de leur “inculture “?C’est tout à fait possible.Mais est-ce que cela mérite autant de mépris de la part des auto-proclamés “cultivés” ?
III- Lutte des classes 2.0 et difficulté d’être inculte
Je comprends que grâce à leur bagage intellectuel les “cultivés” ressortent des éléments que d’autres ne voient pas.
Je comprends que les commentaires des “incultes” leurs paraissent à des années lumières de la “vérité” parce qu’ils ne possèdent pas les outils d’analyse adéquats.
Cependant,je n’aime pas spécialement l’idée d’universalité des opinions,ni celle de hiérarchie.
Je pense qu’on oublie souvent la composante personnelle en plus de l’analyse factuelle.Je ne sais pas s’il est nécessaire de TOUT intellectualiser.
Toutes les opinions naissent-t-elles de la même méthode de réflexion ?
Je suppose que des érudits ne sont pas toujours du même avis.Leurs désaccords tiennent-ils toujours de la technique ?
je ne suis ni le plus instruit ni le plus cultivé,mais j’espère encore pouvoir écrire ce que m’inspire un sujet, sans qu’on me classe dans les idiots utiles ou qu’on me mette sous le coup du délit d’opinion(délit d’inculture ?).
Les hommes sont tous plus ou moins spécialisés dans un domaine professionnel,selon l’organisation de la société active.
Ainsi, “K “qui s’est senti rejeté sur un site internet pourra se révéler plus aguerri qu’un “cultivé” dans un autre domaine dans la vie réelle.
je ne crois pas que la culture soit une arme pour écraser l’amour-propre d’autrui.Elle est un flux partagé dans le respect de l’autre.
Les internautes “cultivés” et les autres ne sont pas des ennemis naturels,l’attitude d’infantilisation entreprise par les premiers est dérangeante.
Est-ce si difficile de reprendre quelqu’un ou de lui faire voir une nouvelle manière d’analyser sans le mépriser ?Que vaut le savoir sans l’humilité ?
Quoiqu’il en soit,nous n’avons pas fini d’entendre parler des nouvelles dérives d’internet.
Le journaliste Philippe Corbet est l’exemple du drain d’opinion et de fabrication d’une analyse orientée de l’information .
Les affirmations péremptoires contribuent à la création d’une pensée unique sur le sujet de la crise présidentielle en Cote d’Ivoire.
Les auditeurs ont le droit d’avoir une réflexion souveraine,et il incombe aux journalistes,reporters et aux médias dans leur ensemble de faire parvenir toutes les données nécessaires pour se forger une opinion propre.
Que fait-on de la neutralité de la profession ?
En faisant une diffusion à grande échelle de son analyse normative,Philippe Corbet s’octroie le droit de quadriller les interprétations possibles des auditeurs.On est pas loin de la manipulation d’informations politiques,et ce dans quel but ?
Bravo à Guy Labertit d’avoir répondu avec clarté,concision et mesure.
Find the reflection you see to be so damn unpretty
I wish I could tie you up in my shoes
Make you feel unpretty too
I was told I was beautiful
But what does that mean to you
Look into the mirror who’s inside there
Jusqu’à ce soir , Je ne m’étais jamais vraiment intéressé aux requêtes de recherche qui mènent les gens à mon blog.
Cependant , depuis la mise en ligne de l’article portant sur les difficultés relationnelles entre antillais et africains , force est de constater que je suis surpris.
Je découvre ainsi que des associations comme “les noires sont moches “ à “les antillaises sont plus belles que les africaines” en passant par d’autres élucubrations que je ne nommerai pas ici,permettent en effet de passer de Google.com à mes écrits.
Aussi , passé l’étonnement , j’ai donc décidé d’ouvrir une nouvelle section consacrée à la (ré)valorisation de la beauté subsaharienne en particulier , et noire par extension .
Mes impératifs m’ôtant la possibilité de pondre un article conséquent sur la perception de l’esthétique subsaharienne dans l’imaginaire urbain post-noughties,je ne le ferai que ce week-end.
Mais avant , je tiens à dire à tous ces subsahariens qui essuient des remarques blessantes dues à leur couleur de peau et/ou origines : ce que vous disent ces gens est sans valeur .
Regardez vous avec l’œil d’un africain,et non l’œil de celui qui vous observe.
Ces remarques doivent vous interpeller certes,mais en aucun cas ne doivent vous blesser.
Ne vous définissez pas par rapport au regard d’autrui.
Au fond , c’est cliché et déjà-dit, mais l’adage selon lequel “la beauté est dans l’œil de celui qui la voit”,est vrai.
L’appréciation de l’attrait physique est une fonction évolutive tributaire d’un environnement,d’une habitude visuelle et d’une appréciation personnelle.
C’est une construction socio-culturelle qui va de pair avec l’attirance sexuelle,et est donc par conséquent en construction perpétuelle.
Au sein d’un pays donné, en alignant les définitions du “beau” au cours du temps , il est aisé de voir que ces valeurs évoluent au même rythme que les hommes.
En finalité , il n’y a pas de “peuple” plus beau qu’un autre.
C’est un peu le même principe qui voudrait une hiérarchisation des genres musicaux.
Tout dépend du référentiel.
Mais j’aurais le temps de m’appesantir dessus dans un prochain article.
cause we are beautiful no matter what they say
Yes, words won’t bring us down, oh no
We are beautiful in every single way
Yes, words can’t bring us down
Don’t you bring me down today
Ne l’oubliez pas.
L’homme télévisé n’est pas un héros, encore moins un leader.
C’est un voyageur immobile.
Il est une Image.
Image de l’ami toujours à l’écoute des autres, toujours compréhensif, prêt à aider, à participer, à sacrifier son sommeil pour écouter les déboires, et autres lamentations dont il n’a, en réalité, absolument rien à faire.
Ce Talentueux Mr. Ripley usurpe Ledger, Depp & Di Caprio, pour émouvoir aux larmes ses proches, promettant des choses que jamais il ne fera, les maudissant intérieurement.
Magnifique orateur, visage grave et yeux hagards, l’animal politique dit des phrases de poète, jure une fidélité qui ne sera que littérale.
Il est un mythomane sentimental.
Vampire décomplexé , Il est le reflet de la pensée d’autrui, pompant sans vergogne les opinions et convictions des philosophes, journalistes et autres humains dont la réflexion aiguisée tombe sous ses dents acérées.
Il s’empresse de s’approprier, puis de recracher de manière éhontée dans les discussions, épatant la galerie par son éloquence et la qualité de ses arguments, s’attribuant une intelligence venue d’ailleurs.
Il est un kleptomane de savoirs.
Narcisse aux bois dormant, il s’échappe dans un doux rêve, dont il est tour à tour président de la république, écrivain de renom, Ulysse sauvant la Grèce.
Il est le centre, culte du chef bravant la foudre et la tempête, libérant son peuple et pourvoyant aux besoins des siens, demi-dieu se sublimant et se sacrifiant pour le bien de tous, car, qui mieux que lui saura donner sa royale vie, (et faire abstraction de son physique d’éphèbe)?
Il est dans ses élucubrations hallucinatoires, l’élément originel, dont la gorge fendue laisse la terre se repaitre du sang de la rédemption.
En somme, il n’est qu’un homme assis dans un fauteuil.
Civilisé.
1er Decembre 2010;Afrique;No Comments.
Au 1er Décembre 2010
Afrique
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